Murder party

pour événements professionnels
à Paris et Ile de France

Notre offre

  • Une Murder Party est une activité de Team Building et un divertissement organisable en séminaire ou en soirée.
  • La prestation se déroule dans un lieu privatisé par vos soins : restaurants, lieux de séminaire, locaux d’entreprise. Nous n’assurons pas le métier de traiteur.
  • La prestation s’adapte au contexte de votre événement.

Vos enjeux

  • Être dans une ambiance.
  • Entrer dans un roman policier.
  • S’impliquer dans une intrigue.
  • Participer à une animation à échelle humaine.
  • Engager vos collaborateurs dans un événement qui leur est consacré.

Le mode opératoire d’une murder party

Réunis en équipes, les participants ont pour tâche d’élucider un meurtre au moyen de l’analyse de documents et pièces à conviction qu’ils devront confronter aux réponses des suspects.
Le scénario de la soirée enquête permet aux participants d’agir selon leurs déductions et laisse une grande part à la créativité de chacun. A la fin des différentes investigations les équipes devront présenter leurs conclusions.
Lors de nos murder party et soirées enquête, vous êtes à la tête de l’instruction : consultez votre équipe, établissez votre stratégie, étudiez les réactions des suspects, observez les moindres détails.

Une soirée enquête dont vous êtes le détective

Cette murder party est une expérience immersive qui plonge les participants dans une fiction. Vous effectuerez un véritable voyage dans le temps pour étudier une affaire classée dont l’instruction a été faite à la hâte.Vous examinerez le passé de la victime ainsi que ses projets. Vous ferez la rencontre des protagonistes de ce drame. Ils vous donneront du fil à retordre. Soyez inventif, surprenez-les, vous apercevrez peut-être une faille. Car le crime paie, et ils n’ont pas l’intention que vous changiez l’ordre des choses en rendant futilement justice aux faibles et aux victimes..

Un meurtrier dénué de remords ressemble à s’y méprendre à un innocent…

Une murder party en temps réel

Notre animation est constituée comme un véritable spectacle dont vous êtes le personnage principal. Votre lieu de séminaire, la salle de restauration, vos locaux d’entreprise seront transformés en scène de théâtre géante.
Nos murder party et soirées enquête sont des prestations dynamiques dont l’intrigue et le scénario intègrent de nombreux rebondissements. L’émotion est au rendez-vous : hésitation, certitude, surprise… Tout se passe en temps réel pour vous présenter une expérience de vraisemblance.

Les points forts d’une murder party

Quel inspecteur serez vous ?

Ferez-vous usage de la méthode d’Hercule Poirot, préférant mener une enquête psychologique et réfléchir en employant rationnellement ses « petites cellules grises» ?
Agirez-vous selon votre instinct comme Jules Maigret ou avec l’extrême finesse de Columbo qui démasque immanquablement le criminel grâce à un petit détail insignifiant ?
Serez-vous adepte de la rigueur de Sherlock Holmes qui observe et classe tous les infimes indices matériels avant de les agencer les uns aux autres ?
Pendant les interrogatoires, aurez-vous recours à la décontraction de Magnum ou à la force de persuasion de l’inspecteur Callahan pour déstabiliser le suspect ?

Une histoire, des personnages

Notre animation est constituée comme un véritable spectacle dont vous êtes le personnage principal. Votre lieu de séminaire, la salle de restauration, vos locaux d’entreprise seront transformés en scène de théâtre géante.
Nos murder party et soirées enquête sont des prestations dynamiques dont l’intrigue et le scénario intègrent de nombreux rebondissements. L’émotion est au rendez-vous : hésitation, certitude, surprise… Tout se passe en temps réel pour vous présenter une expérience de vraisemblance.

Des dossiers et des éléments d’enquête précis

Au même titre que nos personnages, nos éléments d’enquête sont vraisemblables. Ils vous racontent l’histoire, mais concourent également à l’élaboration de votre argumentation et de votre intime conviction.
Ces éléments d’informations, ces indices sur les faits du crime servent à nourrir la conversation et garantissent la qualité de l’improvisation avec les comédiens.
Ils sont le socle de la murder party. Les dossiers contiennent suffisamment de pièces pour occuper de 8 à 10 détectives par équipe.

Un team building divertissant

Les enjeux de la Murder Party en entreprise

  •  Chaque équipe doit s’accorder sur une interprétation des faits avec cohérence pour donner le nom d’un coupable et le mobile du crime. Le scénario offre de nombreuses possibilités.
  • Vos équipes mobilisent leurs compétences professionnelles dans un autre contexte plus ludique.
  • vos collaborateurs libèrent leur créativité. Le final permet aux équipes de se mettre en valeur qu’elles aient trouvé ou non le coupable.

Les actions des participants

  • Analyse de documents permettant d’établir les faits et de raconter l’histoire de la victime.
  • Interrogatoires libres des suspects dont les confidences vont être difficiles à obtenir.
  • Réactivité face aux personnages et aux informations à rebondissements
  • Nécessité d’une organisation collective et d’une répartition des tâches efficace.
  • Qualité d’écoute entre les participants.

Murder Party
Histoire d’un genre

Sommaire

  • Qu’est-ce qu’une murder party ?
  • Une histoire courte de la murder party
  • Ce qui fait qu’une murder party est une murder party
  • Pourquoi la murder party apparait ?
  • Les origines de la murder party
  • Les déclinaisons de la murder party

Qu’est-ce qu’une murder party ?

La murder party se caractérise par l’utilisation de la réalité alternée qui consiste à mettre en œuvre le mystère dans le monde réel : vous pouvez entrer dans l’histoire policière, participer physiquement à l’expérience mais surtout converser avec les personnages.

Ce type de divertissement rencontre une adhésion remarquable du public depuis près d’une centaine d’années. Cet engouement s’observe dans la déclinaison des nombreuses productions autour de ces simulations d’enquête, qu’elles aient lieu au théâtre, au cinéma, à la télévision. Il est donc temps d’un retour aux sources pour se rendre compte de l’existence d’un genre de spectacle vivant ambitieux appartenant pleinement à l’univers du polar.

Une définition de la murder party en France en 1930

Un article du Temps signé E.H. le 29 décembre 1930 évoque la floraison de murder party dans les réceptions de la Haute société française depuis la parution du roman « Murder Party, celle qui n’était pas invitée » écrit par Henri Bordeaux dans la Revue des Deux Mondes la même année. L’article donne la définition générique et remarquable du divertissement :

« De quoi s’agit-il ? C’est très simple. Vous invitez chez vous un certain nombre de personnes. Un scénario a été préparé d’avance : ceux et celles qui y prennent part se trouvent mêlés aux spectateurs, et le drame se joue sous leurs yeux : ils ont l’illusion de la vie, et c’est beaucoup mieux qu’au théâtre, au moment de la scène dans la salle. Le clou de la soirée doit être constitué par la simulation d’un crime, dont les circonstances, crapuleuses ou simplement passionnelles, dépendent du degré d’invention des hôtes, organisateurs de la petite fête. Ou bien le meurtre s’accomplit en votre présence, et il faut en chercher les mobiles. Ou bien il se déroule dans une autre pièce de l’appartement : on le découvre, et il faut trouver l’assassin, débrouiller les dessous du drame. Chacun devient alors gendarme, détective, juge ; procède aux constatations, mène son enquête et montre le flair qu’il peut avoir. »

Une Histoire courte de la murder-party

La murder party voit le jour au tout début de la période de l’entre-deux-guerres. Elle est d’abord intimement liée à l’apparition d’un nouveau genre littéraire devenu extrêmement populaire : le roman policier et particulièrement le roman à énigme, le whodunit. Après l’inspecteur Lecocq et son héritier Sherlock Holmes au 19e siècle, c’est à la nouvelle génération de Rouletabille et surtout d’Hercule Poirot d’enflammer les lecteurs. La littérature policière de l’après-guerre vous permet de jouer au détective tout en dégustant votre roman.

1920-1930

La murder party a pour origine « the game of murder » crée par Alexander Woollcott dont on connaît l’existence dès 1924 aux Etats Unis. Ce jeu en société s’inspire du « killer » de l’époque victorienne traditionnellement effectué entre l’apéritif et le dîner. L’apparition de ce type d’énigme criminelle correspond à une période prolifique en création de divertissements : les années folles. The game of murder est un jeu de société grandeur nature, sans reconstitution narrative, où l’auteur d’un meurtre doit être mis à jour par la logique. La murder-party de Alexander Woollcott est symptomatique d’une identification à la personnalité du détective qui fascine par son intelligence déductive à l’image de Sherlock Holmes. Aucune analyse psychologique n’est nécessaire, il s’agit de reconstituer les événements de la soirée et de débusquer le menteur qui est donc forcément l’assassin.

A partir de la fin des années 20, la murder party évolue pour se rapprocher des enjeux des romans policiers. En France, Lady Mendl, citée par l’académicien Henri Bordeaux, constitue ses murder party en insistant sur le plan psychologique du criminel proche de l’esprit d’Agatha Christie : ce n’est plus le comment qui compte à proprement parler mais le pourquoi du meurtre. La murder party de Lady Mendl reprend tous les éléments de « the game of murder  » en y rajoutant un scénario, une scène de crime organisée, des témoins ou suspects le tout se déroulant dans un espace réel, une réalité alternée.

1930-1940

Elsa Maxwell, célèbre organisatrice de soirées du bottin mondain, à qui l’on attribue l’invention du terme « murder party » crée en 1930 un canular si réussi que l’on parlera de l’événement dans le monde entier : the Clue of Duke’s cigarette. Cette soirée ressemble à une murder party, mais c’est un piège : on s’installe pour le dîner… une invitée manque à l’appel. On finit par découvrir son corps dans une chambre. Elle a été assassinée d’un coup de revolver… mais la police arrive et procède à l’arrestation de l’un des convives estomaqués. Les inspecteurs possèdent des preuves irréfutables. Tout est centré sur les sensations et émotions procurées aux invités qui ne font pas la différence entre le réel et la fiction, le vrai du faux.

1940-1960

Des murder party ont été organisées de façon récurrente dans les Grands Hôtels et par les compagnies de croisière pendant toutes les années 30. Un jeune pianiste à succès joue régulièrement dans ces Hôtels. Il constate l’engouement des mystery party : Il s’appelle Anthony Pratt et il a l’idée d’un jeu qui deviendra bientôt le Cluedo. En France, le théâtre radiophonique s’empare de l’univers policier et propose à des auditeurs attentifs des fictions et jeux d’enquête criminelles.

1950-1985

L’engouement pour l’univers du polar est tel que la télévision adapte et crée de véritables murder party en direct. En 1956 apparaît un petit chef d’œuvre télévisuel, « Les Cinq dernières minutes ». Remarquablement bien écrites et jouées, les émissions se présentent comme l’exposé d’une affaire criminelle mixant scènes enregistrées et jouées en direct, sous la conduite de l’inspecteur Bourrel. Le détective brise à plusieurs reprises le 4ème mur, ce qui permet une grande liberté narrative à chaque épisode. La série se poursuit jusqu’en 1996.

En 1976, TF1 diffuse 37 épisodes de « l’inspecteur mène l’enquête » où un candidat, appuyé par les téléspectateurs au standard, doit déterminer le coupable d’un crime. L’émission respecte les bases de la murder party en intégrant des séquences d’improvisation avec les interrogatoires en direct des différents suspects.

1985-2000

La culture du jeu de rôle qui connait un essor important pendant la même période donne lieu à l’apparition de boîtes de jeux exploitant des thématiques populaires, héroic fantasy, espionnage et notamment policière. Un type de pratique de la murder party en jeu de table apparaît autour des années 2000. Les participants jouent les personnages d’une intrigue dirigée par un organisateur.

En 2007, une société de jeu de rôle dépose à l’INPI la marque « Murder party », et lance une longue procédure judiciaire pour s’en assurer l’exclusivité commerciale. La validité de la marque fut brisée par une décision de justice du tribunal de Grande Instance de Chambéry en 2012 actant définitivement du caractère usuel du terme « murder party ».